Pépito Matéo : le goût des mots au CADA

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Après huit séances de travail au centre d’accueil des demandeurs d’asile – le CADA – de Chelles, le conteur Pépito Matéo nous livre ses impressions.

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« L’atelier du CADA a été pour moi la confirmation de l’intérêt de mettre en jeu le goût des mots, le partage des images et l’engouement pour les histoires.

Raconter est un formidable moteur pour s’exprimer, communiquer avec les autres et imaginer.

Une histoire, c’est comme une petite vie résumée qui va d’un point à un autre, d’un début à une fin. Les contes ont cette capacité à nous parler (même quand on ne parle pas tous la même langue) et de nous permettre de regarder la vie autrement, en voyageant, en se divertissant et en laissant la liberté pour chacun d’interpréter à sa façon le chemin du récit. Celui ou celle qui raconte prend à son compte les mots et les images qui sont les siennes. »

D’intenses rencontres

« Malgré les difficultés de chacun, liées aux fragilités des conditions de vie, les absentéismes, aux problèmes de langues, j’ai senti un vrai intérêt pour cette oralité partagée. Chaque séance a été une rencontre intense, généreuse et chaleureuse, chacun se mettant aux exercices avec enthousiasme et sans hésitation, avec un grand plaisir à s’exprimer, à prendre la parole, à réfléchir, à rire, à s’émouvoir avec les autres. »

Un accueil chaleureux

« Le CADA nous a accueillis avec grande chaleur à chaque fois. Nous étions de la famille, le petit café et les visites régulières pour nous soutenir et nous demander où nous en étions ont été précieux, ainsi que le rameutage des stagiaires à domicile pour les motiver.

Ceci est important car on se sent chez soi et fait partie du projet dans sa globalité. Merci à toutes celles et tous ceux du CADA ; à Joëlle et Patrick, ainsi qu’à Alice et Gilla qui n’ont pas hésité à retrousser leurs manches pour se prêter aussi au jeu quelque fois.

La petite séance de restitution [faite devant l’équipe du CADA et des membres du Théâtre de Chelles], simple et conviviale, a mis en valeur un vécu commun basé sur la confiance entre les personnes et avec le « public » pour un chouette moment de partage. J’ai bien aimé l’engagement de chacun dans sa parole. »

S’entendre, se comprendre et partager

« Je crois que ce type d’atelier est important pour la confiance et pour se donner de l’assurance pour prendre la parole. Ainsi que pour comprendre à travers des petites histoires comment dire le monde d’une façon intéressante en se donnant la joie de bien vivre ensemble, malgré les problèmes de langue : réussir à se comprendre ! […]

Merci encore de m’avoir donné l’opportunité de rencontrer ce genre de public, qui me permet de me reposer toujours la question de s’entendre et de partager l’imaginaire. »